samedi 31 mai 2008

Visa Extended !

"Extension approved" : ouf ! Depuis cette semaine, Frédéric n'est plus clandestin... Voilà quatre mois qu'on attendait désespérément une réponse des services d'immigration US. Autorisé à rester six mois seulement sur le territoire, il avait envoyé en février un dossier en bonne et due forme (et un chèque de 300 $) pour demander une prolongation. Mais vu la lenteur du traitement des dossiers, il était entre-temps devenu "illegal"...
On a appris la bonne nouvelle juste avant de reprendre l'avion de Los Angeles - ce qui nous a permis de passer le contrôle des passeports nettement plus détendus. Détail piquant : si sa demande avait été rejetée, il aurait dû quitter le pays "immediately", son visa était automatiquement annulé, et son retour éventuel aux USA sérieusement compromis. Donc, vraiment : ouf !

dimanche 18 mai 2008

Bay To Breakers

C'est la course la plus funky de l'Amérique. Celle qui jette dans les rues de San Francisco, à l'aube du dimanche matin, des dizaines de milliers de coureurs pros et de joggers amateurs, d'étudiants imbibés et d'exhibitionnistes décomplexés. Ils étaient 60 000 fêtards ce matin, déguisés en banane ou en Pac-Man, à moitié nus ou complètement à poil, arrosés à la bière ou au pistolet à eau... "Bay to Breakers", qui traverse la ville d'est en ouest sur 12 km, c'est le marathon de Paris revisité par la Gay Pride, le cross du Figaro relooké en carnaval de Rio. Un moment de défoulement collectif assez impressionnant à voir, qui secoue San Francisco chaque année depuis... 1906.




Foule compacte sur Fell St, en direction du Golden Gate Park :

L'incroyable Hulk savoure une bière, tandis que les clones d'Elvis se multiplient sur le balcon d'en face.


Même sans déguisement, ça le fait aussi...


Malgré les collants fluos et les seins à l'air, "Bay to Breakers" est tout de même une vraie course, dotée d'un prix de 25 000 dollars : cette année, c'est un Kenyan de 32 ans qui est arrivé le 1er à Ocean Beach, en moins de 35 minutes. Trois heures plus tard, la suite du cortège traînait encore à mi-parcours, du côté d'Alamo Square.

vendredi 16 mai 2008

Crazy Sky

Pour vous donner une petite idée de la météo folle qui règne en ce moment à San Francisco : cinq jours séparent ces photos. A gauche, brouillard, vent et 12 degrés maximum pour le concert-feu d'artifice "Kaboom" samedi dernier. A droite, jeudi, soleil de plomb et 35 ° à l'ombre, en ville comme sur la plage d'Ocean Beach... Ah, ma bonne dame, y'a vraiment plus de saisons !

jeudi 15 mai 2008

Happily Married

Après 12 ans de vie commune et 4 ans de combat judiciaire, Mali et sa compagne ont enfin le droit de se marier. Tout comme des milliers de couples gay et lesbiens vivant à San Francisco, à Los Angeles ou à San Diego. Ce matin, la Cour Suprême de Californie a jugé que les mariages entre personnes du même sexe étaient parfaitement légaux. Question d'égalité des droits.
La décision - historique - est tombée en fin de matinée, et la nouvelle s'est répandue en quelques minutes dans toute la ville. Des dizaines de personnes se sont spontanément précipitées au City Hall pour fêter l'événement. Embrassades, larmes aux yeux, larges sourires : l'émotion était palpable.



Tout ça, c'est grâce à lui :

En 2004, fraîchement élu maire de San Francisco, Gavin Newsom (démocrate et... hétéro) avait jeté un pavé dans la mare en mariant d'autorité tous les couples homos qui le souhaitaient. S'en était suivi une violente polémique au niveau national. Ces mariages avaient été annulés par la justice. A partir du 13 juin prochain, tous pourront de nouveau passer devant le maire, cette fois en toute légalité.

Jusqu'ici, seul le Massachussets reconnaissait les unions gays. La Californie, c'est autre chose : California sets the tone, comme on dit ici ; ce qui s'y passe finit en général par influencer tout le pays. Même Schwarzenegger, tout républicain qu'il est, a appelé à respecter le jugement de la Cour.

Enfin, c'est la version optimiste. Tout comme la peine de mort, le mariage gay devrait rester un objet de division très forte aux Etats-Unis. Et puis, tout n'est pas gagné : les opposants au same-sex marriage ont déjà déposé une proposition qui sera soumise à référendum cet automne, pour inscrire dans la Constitution californienne que seuls un homme et une femme ont le droit de se marier.

dimanche 11 mai 2008

And The Winner Is...


... Barack Obama. Enfin, c'est Time Magazine qui le dit, et l'assume haut et fort en couverture de son dernier numéro.
Depuis les primaires de l'Indiana et de Caroline du Nord mardi dernier, Hillary est déclarée perdante par tous les médias ou presque. Et on dit que, si elle s'accroche encore, c'est à la fois par fierté, pour payer ses dettes de campagne et pour négocier la vice-présidence...
Dans les rues de San Francisco (photo ci-dessus), Obama fait déjà figure de dieu vivant. L'Amérique est-elle vraiment prête à élire un président noir ? Espérons que les démocrates ne regretteront pas leur choix...

jeudi 1 mai 2008

Giants vs Rockies

Il fallait qu'on assiste au moins une fois dans notre vie américaine à un match de baseball : c'est fait ! Ca commence dès le métro, où des hordes de fans en casquettes et blousons noir et orange (les couleurs des Giants, l'équipe locale) déferlent dans les rames. 19h : la foule envahit les gradins du AT&T Park, un stade magnifique construit au bord de la baie. Ce soir-là, les Giants sont sommés de mettre la pâtée aux Rockies du Colorado. On a beau être dans un match intermédiaire, 32 000 personnes sont là ! Dont nous et notre guest parisienne du moment, Virginie :


Doudounes de rigueur, il fait un froid sibérien. Pas grave : à chaque arrêt de jeu (c'est-à-dire toutes les 2 mn), le stade est chauffé à bloc par de la musique, des pubs, des happenings en tout genre. Comme dans les films, des gens s'envoient des messages par écran interposé (Happy birthday ! I love you !). Et le public passe autant de temps dans les stands de hot-dogs et les boutiques de souvenirs que dans les gradins...
Pourtant, il semble se passer des choses sur le terrain : un type lance une balle à un autre qui la rattrape avec son gros gant, tandis qu'un troisième tente de l'intercepter avec sa batte. S'il y arrive, tout le monde court et le public hurle. Quand la balle atterrit dans les gradins, c'est l'empoignade générale pour la récupérer.Voilà, c'est à peu près tout ce qu'on a compris des règles. Ah si, il y aussi des managers qui contestent la décision de l'arbitre et s'engueulent en faisant des grands gestes ; ça, c'est comme le football.



On ne sait pas trop qui a gagné, on est partis avant la fin (ça dure quand même 3 heures). Allez, quelques images qui bougent pour faire comme si vous y étiez. Let's go Giants !