On y voit chaque après-midi une floppée de juges qui rendent la justice devant les caméras ("Judge Judy", "Judge Alex", "Christina's Court"...) - et les cas traités sont réels. On y trouve des talk-shows totalement creux où on papote de la pluie et du beau temps ("The View", avec Whoopi Goldberg) et où on cire les pompes d'invités people ("The Oprah Winfrey Show", "Ellen" avec Ellen DeGeneres).

On peut y suivre des reality-shows où des obèses sont en compétition pour perdre le plus de poids en 4 mois ("The biggest loser"), où on retape les maisons de pauvres hères qui ont systématiquement des enfants en phase terminale ou handicapés mentaux ("Extreme makeover : home edition"). Plus drôle, MTV vient de battre ses records d'audience avec une bachelorette sexy sommée de choisir entre six garçons et... six filles, puisqu'elle est bisexuelle.

Pour les infos, il faudra le plus souvent se contenter des news locales, à 17 ou 18h, puis à 22 ou 23h selon les chaînes; les JT durent une heure, pubs et météo incluses, et les présentateurs n'oublient jamais de se présenter ("Good evening, my name is..."). On parle donc beaucoup de la région, un peu du reste des Etats-Unis, et en bref du reste du monde - jamais un mot sur la France.
Le primetime commence à 20h, en général avec des séries, parfois des jeux, comme "Deal or no deal" (dont on a assisté à l'enregistrement à Los Angeles !) ou "Don't forget the lyrics", une sorte de "Fa Si La Chanter" (remember ?). Bon, pas de bol pour les séries : avec la grève des scénaristes, la plupart vont s'arrêter net dans les jours qui viennent. Mais ouf, "Lost" redémarre ce mois-ci, ainsi que certaines nouvelles productions comme "Eli Stone" ou "Cashmere Mafia".
La grève des auteurs a fait d'autres victimes : les talks-shows du soir (23h30), animés par David Letterman, Jay Leno ou Jimmy Kimmel - nettement moins percurtants depuis qu'on n'écrit plus leurs bons mots...
Tout cela serait un bonheur de téléspectateur s'il n'y avait pas... les pubs, bien sûr ! Non seulement elles saucissonnent absolument toutes les émissions (séries, films, divertissements, infos), mais elles reviennent à une cadence hallucinante. Cela en devient même risible, comme lorsqu'un spot arrive juste après le générique de début d'une émission ou d'une série...
Encore plus énervant : la censure. En ce moment, Channel 4 rediffuse "Sex and the city", produite à l'origine pour la chaîne à péage HBO ; malgré sa programmation à 23h30, des scènes entières sont coupées et les dialogues les plus crus sont bipés. Quand on sait que CBS s'apprête à programmer une version edited (c'est le terme en vigueur) de "Dexter", série sur un serial killer qui tue des serial killers, on se demande ce qu'il va en rester...
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