mardi 25 décembre 2007

Tiger Killer

Breaking news, comme ils disent ici : on apprend aux infos ce soir qu'un tigre du zoo de San Francisco, répondant au doux nom de Tatiana, s'est échappé de sa cage, a tué un visiteur et en a blessé deux autres, avant d'être abattu par les gardiens !
Voilà qui fait froid dans le dos, d'autant qu'on était dans ce même zoo il y a environ trois semaines... et qu'on a tranquillement photographié l'animal. Enfin, on ne sait pas s'il s'agissait de Tatiana. Ce qui est sûr, selon les télés locales, c'est que le même tigre avait déjà fait des siennes il y a un an, en arrachant le bras d'une gardienne venue le nourrir ! Mais la direction du zoo n'avait pas jugé utile de réagir...

Merry Christmas 2

Avant que la page Noël soit complètement tournée, un petit mot de la façon dont nos amis américains fêtent Christmas. On l'a dit : dès le lendemain de Thanksgiving, soit un mois avant la date fatidique, sapins et guirlandes lumineuses fleurissent un peu partout. Détail important : les sapins sont souvent placés devant la fenêtre, face à la rue, pour que les passants puissent en profiter.
Certaines maisons donnent dans la surenchère : débauche de lumières, de bonhommes de neige, de traîneaux, de rennes qui dodelinent de la tête, de soldats de plomb géants... On dépense des fortunes pour épater la galerie. Voici quelques exemples relativement sobres :



Il est aussi de bon ton d'arborer un bonnet de Père Noël en toutes circonstances. Dans la rue, au supermarché, sur la plage, vieillards respectables, pères de famille et ados boulottes ne sortent plus sans leur coiffe rouge à pompons blancs. Et tout le monde trouve ça normal.
Autre tradition sacrée : les chansons de Noël. Impossible d'allumer la radio, d'entrer dans un magasin ou dans un café sans entendre "Jingle Bells", "Let it snow" ou "Little drummer boy", dans des versions multiples et variées... Au début, c'est sympa. Au bout d'un mois, on n'en peut plus !
Sinon, on retrouve les grands classiques d'un Noël parisien : d'abord la patinoire, installée ici à l'Embarcadère, face au Ferry Building. On ne sait pas qui a copié qui, mais on se croirait à l'Hôtel de Ville, non ?

Ensuite, l'inévitable ruée dans les magasins. Même si, selon la presse locale, les ventes sont moins fortes cette année, on croise des sacs Macy's à tous les coins de rue. Et le centre-ville était noir de monde ce week-end. Différence notable avec la France toutefois : la moitié des articles sont déjà soldés ! Il faut bien motiver les acheteurs...

lundi 24 décembre 2007

Merry Christmas

(Venice, Los Angeles, décembre 2007)

samedi 22 décembre 2007

From SF to LA

We're back ! C'est qu'on a pris notre temps, en empruntant la fameuse Route 1, celle qui longe le Pacifique entre San Francisco et Los Angeles. A la clé : des vues plongeantes sur l'océan, des plages et des palmiers, des falaises et des rochers, des stations balnéaires chics et des villes hispanisantes, des animaux marins et des stars de cinéma...
Ca commence par Santa Cruz et son look très fifties, avec son parc d'attractions directement posé sur la plage, complètement désert en cette mi-décembre :


On arrive ensuite très vite à Monterey et Carmel, deux villes jumelles très select et néanmoins pleines de charme. La première est notamment célèbre pour son aquarium, et ses créatures sous-marines hallucinantes :

La seconde est connue pour son ancien maire (Clint Eastwood), ses villas luxueuses, et sa sublime plage de sable blanc, bordée de pins :

La route devient alors vraiment spectaculaire : c'est Big Sur, une portion de la côte totalement préservée, où falaises, criques, plages sauvages s'enchaînent. Où des aigles survolent la voiture quand on s'arrête pique-niquer (véridique !), et où des éléphants de mer dorment tranquillement à trois mètres du bitume, imperturbables.


A la sortie de Big Sur, deux étapes incongrues, comme seule l'Amérique peut en produire : le château mégalo construit dans les années 30 par le milliardaire Hearst, truffé d'oeuvres d'art piquées en Europe, et dont l'architecture entend s'inspirer de la Rome antique et des cathédrales espagnoles. Délirant. Quelques dizaines de miles plus loin, voici Solvang, un village entièrement... danois, avec ses maisons à colombages et ses moulins à vent, bâti en plein désert californien par des immigrants du Danemark !






Et nous voilà déjà à Santa Barbara, qui n'est pas seulement un soap des années 80, mais aussi une vraie ville à l'architecture très espagnole, hyper agréable grâce à sa longue plage bordée de palmiers et de joggers, ses boutiques, ses restos, ses bars, sa population étudiante. En plus, on y a croisé Martin Gore, du groupe Depeche Mode, en train de s'acheter un jean. Trop classe !




L.A. en vue ! Arriver à Los Angeles un samedi après-midi, c'est un peu comme entrer dans Paris par la Porte de la Chapelle : c'est long et moche, mais quand vous déboulez sur Hollywood Boulevard, ça fait quand même quelque chose. Tout ce que les Français détestent dans cette ville (ou plutôt agglomération de villes) est vrai : les différents quartiers sont très éloignés les uns des autres, entrelardés d'autoroutes et de boulevards interminables ; on ne peut quasiment rien faire à pied ; il n'y a pas de centre... Bref, l'anti-San Francisco.
Mais en même temps, Los Angeles est peut-être l'endroit le plus étonnant et le plus excitant actuellement aux US : des tonnes de restos et de boutiques branchés, une architecture constamment surprenante - hôtels années 50, gratte-ciels futuristes et villas de charme dans un même block - et surtout des lieux et des noms mythiques, Hollywood, Beverly Hills, Bel Air, Sunset Boulevard, Melrose Avenue, Santa Monica, Venice Beach...
Hollywood, donc, où les "stars" racolent les touristes pour un ou deux dollars. On n'a pas pu résister à ces deux-là...

Devant le Chinese Theater, on marche sur les empreintes de Bogart, de Marylin, de Bette Davis ou de George Clooney. A une semaine près, on aurait pu tomber sur Will Smith les mains et les pieds dans le ciment frais.

Westwood, près du campus de UCLA, a gardé ses anciens cinémas :

Venice a sauvegardé ses canaux, un quartier paradisiaque, avec ses petits ponts, ses belles maisons et ses bobos qui, ce jour-là, fêtaient déjà Christmas en costumes sur des barques. Clou du spectacle : ces deux-trois maisons transformées en sapins de Noël...
Venice, c'est aussi l'une des plages les plus larges et les plus belles de Californie, si l'on fait abstraction des boutiques à touristes et des vendeurs de rue qui envahissent le front de mer...

C'est dans ce même quartier que Frank Gehry a créé le siège de l'agence de pub DDB Worldwide :

Non loin de là, à Santa Monica, les opposants à la guerre en Irak ont construit sur la plage un imposant cimetière représentant les quelque 4000 soldats américains morts depuis le début du conflit - un panneau rappelant que les victimes irakiennes sont cent fois plus nombreuses. Un site très émouvant, preuve que les habitants de L.A. ne sont pas aussi superficiels que cela...

dimanche 9 décembre 2007

Photo du Jour

Lundi, direction Los Angeles. Rendez-vous dans une dizaine de jours...

vendredi 7 décembre 2007

Animal City

Comme partout, il y a des pigeons et des chiens à San Francisco. Mais on y croise aussi toute une faune généralement absente des villes de cette taille. Bientôt, on ne s'étonnera plus de tomber sur un troupeau d'ornithorynques en pleine rue. Après tout, on a déjà eu affaire à des lions de mer :

Des bisons (au Golden Gate Park) :

Des chèvres (à deux rues de notre maison, au bord d'un court de tennis, chargées de défricher le terrain...) :

Des mouettes (bon d'accord, on en voit aussi à Paris, mais la photo est jolie) :

Des écureuils bien sûr, pas farouches du tout, mais alors pas du tout :

Et même des ours polaires ! (ok, on triche un peu, on les a vus au zoo...) :

Tellement mignons qu'on en adopterait bien un. Ben oui, pourquoi pas, puisque le zoo vous le propose spontanément : moyennant 50 dollars, vous voilà parrain d'un léopard, d'un ours ou d'un tigre - ce qui vous donne droit à une photo "en couleur" de l'animal, et à une peluche dans un paquet cadeau.

jeudi 6 décembre 2007

dimanche 2 décembre 2007

Versailles, California

Il faut aller tout au bout de la ligne 18, près de l'océan, pour accéder au California Palace of the Legion of Honor. Le musée domine le superbe Lincoln Park, ses pins géants et son golf. C'est là que, depuis quelques jours et jusqu'au 17 février, une reine française et ses appartements versaillais font l'objet d'une exposition inattendue.

Marie-Antoinette, donc, "and the Petit Trianon at Versailles". Tableaux, meubles, bijoux... : c'est comme si on y était. Le genre de visite qu'on ne prend jamais le temps de faire à Paris. Les Américaines en sont bouche bée - et nous aussi, c'est vraiment une très belle expo (photos interdites, sorry).

Alors qu'un irrépressible sentiment de fierté nationale s'empare de nous, nous nous lançons dans la visite des collections permanentes. Et là, on a envie de chanter la Marseillaise à pleins poumons. Trois salles consacrées à Rodin, plusieurs autres couvertes de Monet, Pissaro, Degas, Greuze...


L'art français célébré au bord du Pacifique ! C'est qu'Alma Spreckels, fondatrice du musée, était une francophile passionnée. D'ailleurs, le bâtiment lui-même fait référence au Palais de la Légion d'Honneur, à Paris. Et les drapeaux des deux pays y cohabitent sereinement :

Cela dit, la culture française est très présente à San Francisco - on en reparlera très vite, photos à l'appui.