samedi 22 décembre 2007

From SF to LA

We're back ! C'est qu'on a pris notre temps, en empruntant la fameuse Route 1, celle qui longe le Pacifique entre San Francisco et Los Angeles. A la clé : des vues plongeantes sur l'océan, des plages et des palmiers, des falaises et des rochers, des stations balnéaires chics et des villes hispanisantes, des animaux marins et des stars de cinéma...
Ca commence par Santa Cruz et son look très fifties, avec son parc d'attractions directement posé sur la plage, complètement désert en cette mi-décembre :


On arrive ensuite très vite à Monterey et Carmel, deux villes jumelles très select et néanmoins pleines de charme. La première est notamment célèbre pour son aquarium, et ses créatures sous-marines hallucinantes :

La seconde est connue pour son ancien maire (Clint Eastwood), ses villas luxueuses, et sa sublime plage de sable blanc, bordée de pins :

La route devient alors vraiment spectaculaire : c'est Big Sur, une portion de la côte totalement préservée, où falaises, criques, plages sauvages s'enchaînent. Où des aigles survolent la voiture quand on s'arrête pique-niquer (véridique !), et où des éléphants de mer dorment tranquillement à trois mètres du bitume, imperturbables.


A la sortie de Big Sur, deux étapes incongrues, comme seule l'Amérique peut en produire : le château mégalo construit dans les années 30 par le milliardaire Hearst, truffé d'oeuvres d'art piquées en Europe, et dont l'architecture entend s'inspirer de la Rome antique et des cathédrales espagnoles. Délirant. Quelques dizaines de miles plus loin, voici Solvang, un village entièrement... danois, avec ses maisons à colombages et ses moulins à vent, bâti en plein désert californien par des immigrants du Danemark !






Et nous voilà déjà à Santa Barbara, qui n'est pas seulement un soap des années 80, mais aussi une vraie ville à l'architecture très espagnole, hyper agréable grâce à sa longue plage bordée de palmiers et de joggers, ses boutiques, ses restos, ses bars, sa population étudiante. En plus, on y a croisé Martin Gore, du groupe Depeche Mode, en train de s'acheter un jean. Trop classe !




L.A. en vue ! Arriver à Los Angeles un samedi après-midi, c'est un peu comme entrer dans Paris par la Porte de la Chapelle : c'est long et moche, mais quand vous déboulez sur Hollywood Boulevard, ça fait quand même quelque chose. Tout ce que les Français détestent dans cette ville (ou plutôt agglomération de villes) est vrai : les différents quartiers sont très éloignés les uns des autres, entrelardés d'autoroutes et de boulevards interminables ; on ne peut quasiment rien faire à pied ; il n'y a pas de centre... Bref, l'anti-San Francisco.
Mais en même temps, Los Angeles est peut-être l'endroit le plus étonnant et le plus excitant actuellement aux US : des tonnes de restos et de boutiques branchés, une architecture constamment surprenante - hôtels années 50, gratte-ciels futuristes et villas de charme dans un même block - et surtout des lieux et des noms mythiques, Hollywood, Beverly Hills, Bel Air, Sunset Boulevard, Melrose Avenue, Santa Monica, Venice Beach...
Hollywood, donc, où les "stars" racolent les touristes pour un ou deux dollars. On n'a pas pu résister à ces deux-là...

Devant le Chinese Theater, on marche sur les empreintes de Bogart, de Marylin, de Bette Davis ou de George Clooney. A une semaine près, on aurait pu tomber sur Will Smith les mains et les pieds dans le ciment frais.

Westwood, près du campus de UCLA, a gardé ses anciens cinémas :

Venice a sauvegardé ses canaux, un quartier paradisiaque, avec ses petits ponts, ses belles maisons et ses bobos qui, ce jour-là, fêtaient déjà Christmas en costumes sur des barques. Clou du spectacle : ces deux-trois maisons transformées en sapins de Noël...
Venice, c'est aussi l'une des plages les plus larges et les plus belles de Californie, si l'on fait abstraction des boutiques à touristes et des vendeurs de rue qui envahissent le front de mer...

C'est dans ce même quartier que Frank Gehry a créé le siège de l'agence de pub DDB Worldwide :

Non loin de là, à Santa Monica, les opposants à la guerre en Irak ont construit sur la plage un imposant cimetière représentant les quelque 4000 soldats américains morts depuis le début du conflit - un panneau rappelant que les victimes irakiennes sont cent fois plus nombreuses. Un site très émouvant, preuve que les habitants de L.A. ne sont pas aussi superficiels que cela...

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