vendredi 16 novembre 2007

A week in the city

Semaine assez calme après notre escapade dans le Grand Ouest. Retour aux petites habitudes : mails, Skype, lecture le matin, cours d'anglais pour Frédéric l'après-midi, puis shopping ou balade en ville... Le soir, resto ou télé, pas (encore) de folies. On zappe sur nos 250 chaînes câblées mais comme beaucoup d'Américains, on regarde surtout les grands networks (ABC surtout, la chaîne de "Desperate Housewives", de "Brothers & Sisters" et de "Ugly Betty"), on se passionne pour des jeux qu'on ne regardait jamais en France mais qui paraissent tellement outrés et spectaculaires ici ("Deal or no deal", alias les boîtes d'Arthur...).
Cela dit, on allume beaucoup moins la télé qu'à Paris. De même qu'on ne va quasiment pas au cinéma. Envie d'être dehors, à l'extérieur, dans la rue, dans la ville. Pas enfermés dans une salle. D'autant que, disons-le même si ça fait cliché, le cinéma, on a l'impression d'y être tous les jours dès qu'on passe la porte de la maison. C'est l'effet Hollywood : même au quotidien, l'Amérique ressemble à un film !
Vu quand même "Lions for Lambs" l'autre jour, de et avec Robert Redford, mais aussi Tom Cruise et Meryl Streep. Casting de luxe pour film à message (comment les politiciens de Washington jouent avec le feu - et la vie de jeunes soldats - en Irak et en Afghanistan). Intéressant mais un peu bavard, surtout dans la partie avec Redford.

Aujourd'hui, on a profité du brouillard très épais (après plusieurs jours de grand ciel bleu) pour visiter l'un des principaux musées de San Francisco, le De Young, situé dans le Golden Gate Park, dans un bâtiment tout neuf ouvert il y a deux ans.

Espace superbe, collections inégales : on a adoré l'art amérindien et océanien (genre Quai Branly), beaucoup moins la peinture américaine du XXe siècle (sauf le Edward Hopper ci-dessous)...

On est tombés en plein "Friday Night at the De Young" : chaque vendredi soir, le musée accueille des spectacles, des lectures, des manifestations diverses. Là, c'était danse africaine et orchestre de jazz :

Puisqu'on passait par le parc, Frédéric a pu s'adonner à son passe-temps favori : le dialogue avec les écureuils.

Retour en tramway par la ligne N, arrêt à l'épicerie du coin pour acheter du pain et des fraises. Avec ce confortable sentiment de rentrer "chez soi", à San Francisco.

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